1° Le patrimoine de Bièvre et ses villages valent le détour, et notamment ses monuments classés :

==> trois audios-guides sur Bièvre et ses environs (Ardenne Namuroise) sont disponibles sur le site "www.zevisit.com" ... cliquez sur ce lien pour y accéder directement

        La Chapelle Notre-Dame de Bon Secours - Oizy.
             

Monument classé ainsi que le site représenté par le bâtiment et les 2 tilleuls qui l'entourent. Datant de plus de 300 ans, elle est filiale de Notre-Dame de Foy et fut construite sous le règne des Archiducs Albert et Isabelle.

             
Cette chapelle, érigée en pleine campagne, fut commencée en 1675 mais seulement terminée 13 ans plus tard en raison de la pauvreté des habitants qui manquaient de matériaux de construction.
             
Elle remplaçait un simple oratoire, fondé à l'endroit où, jadis, on vénérait une image de la Vierge, exposée sur un chêne. Le chêne a disparu mais la chapelle est véritablement "encastrée" entre deux gros tilleuls, classés, dont les circonférences sont respectivement de 6 m 20 et de 3 m 45. Selon la tradition orale, ils auraient été plantés en 1640.

La chapelle est, depuis son origine, l'objet de nombreuses dévotions et pèlerinages divers. Elle fut autrefois connue comme "sanctuaire à répit" c'est-à-dire lieu où Notre-Dame ressuscitait les enfants mort-nés, le temps nécessaire pour leur accorder le baptême. La représentation de 3 bébés au- dessus du chœur rappelle un miracle survenu il y a 2 siècles : 3 enfants mort-nés retrouvèrent la vie après avoir été présenté à la Vierge. Un calvaire rappelle le jubilé de 1935.

Une procession, encore fort suivie à l'heure actuelle, a lieu le 15 août. (voir l'agenda pour plus de précisions)



Fontaine Saint-Furcy - Bellefontaine

Monument et site classés (A.R. du 09 août 1990).

La légende veut que Saint-Fursy, lors de son passage en Gaule vers le milieu du 7ème siècle, ait fait jaillir à Bellefontaine, une source connue aujourd'hui sous le nom de l'illustre évangélisateur.

Ce petit édicule carré de style néo-gothique présente quatre colonnes en petit-granit surmontées d'un dais de pierre sur lequel se dresse la statue de Saint-Fursy (Moine évangélisateur irlandais qui fit jaillir, au 7ème siècle, une source avec son bâton de pèlerin). L'eau coule dans une vasque circulaire creusée dans un double emmarchement. De tout temps, des sources aux vertus curatives attirèrent les populations. Un pèlerinage avait lieu le dimanche qui suivait le 17 septembre (jour de la translation des reliques).

                 
 

Les paysans de la région se réunissaient pour trouver auprès de " Saint-Fursy " la protection pour leurs troupeaux. A l'initiative de l'abbé Parieux (pastorat de 1918 à 1936), les pèlerins recevaient une plaque de cuivre de 11 x 16 centimètres sur laquelle était gravée la reproduction de la source à l'effigie du Saint. Cette plaquette bénite était clouée à l'entrée des étables et chargée de la puissance sacrée, elle mettait les bêtes à l'abri de toutes les maladies. Ce pèlerinage a comme unique survivance la messe du 16janvier, jour de la solennité du Saint.

On y vénère encore la relique et on y chante toujours le "Cantique à Saint-Furcy"'.

Cette fontaine est érigée dans un site remarquable, à proximité du Moulin de Bellefontaine et de la grotte Notre-Dame de Lourdes (bénie par Monseigneur Heylen, évêque de Namur, le 20 septembre 1923).

     

La tour classée de l'Eglise de Graide.
 

Le 25 octobre 1947, sur proposition de la Commission Royale des Monuments et des Sites, un arrêté royal classait comme monument la tour de l'église Saint Denis de Graide.
Situé au milieu du village, on accède au sanctuaire par une double volée d'escaliers de pierres et une grille ferme l'entrée du vieux cimetière qui l'entoure. Le portail d'entrée, à deux battants, est bardé de fer. Un étroit corridor conduit à l'intérieur de l'église constituée d'une seule nef. Elle contient un intéressant mobilier : des fonts baptismaux sur lesquels la date 1500 est gravée, un Christ en croix du XVIe siècle, avec les symboles des Evangélistes aux extrémités, un bénitier en marbre noir daté de 1605, un ostensoir-soleil daté de 1733, une statue de St. Denis en bois peint du XIXe siècle.

   
On ne connaît pas la date exacte de la construction de la tour mais certains historiens la fixe au VIIIe siècle. Elle servait autrefois de donjon de défense. Formée de cinq paliers, dont chacun a une épaisseur de 2 m, 3 à la base, elle est de forme pyramidale. Bardée de grosses tiges de fer, c'est une tour massive sans ouvertures, à l'exception de quelques " fenêtres " étroites rappelant les meurtrières des châteaux forts.
On pense que la tour de l'église a été construite par le roi Pépin, comme tour de guet ou relais de chasse lors de ses venues à Paliseul et dans les forêts de Graide. C'est la présence de la tour qui détermina probablement l'emplacement du village actuel.
     


L'église de Oizy.
   
En 1975, deux monuments qui font partie du patrimoine historique et religieux de l'Ardenne namuroise ont été classés par arrêté royal, sur proposition de la Commission royale des Monuments et des Sites : l'église et la chapelle de Oisy.
 

L'église actuelle, rebâtie à la fin du siècle dernier, conserve encore sa tour de 1674. Sa flèche a été reconstruite entièrement vers 1877. Le maître-autel, de style corinthien, est dû au travail d'un artiste sculpteur de Bouillon, " Messire Philippe " et date de 1703. D'aspect imposant, cet autel est un vaste dôme richement sculpté, s'appuyant sur douze colonnes rangées en demi-cercle et percées à jour. Admirables aussi est la voûte avec ses riches moulures et ses corbeilles, et la chaire de vérité, qui est un vrai bijou par la finesse et l'élégance du travail.

       

2° Le patrimoine typiquement "ardennais" :
  De nombreux moulins sont encore visibles à différents endroits de la commune.
Au point de vue hydrographie, l'entité de Bièvre se compose de deux versants séparés par une crête qui correspond presque exactement avec la route Dinant -Bouillon.
Le versant sud pousse ses eaux vers la Semois, tandis que le versant nord, moins pentu, les envoie vers la Lesse.                                                                      
                                                                                                                            
Très tôt, sur ces ruisseaux, l'homme y a placé des roues hydrauliques que l'on a appelées moulins.
Nos vallées très encaissées étaient presque exclusivement équipées de roues à godets au augets,
que l'eau abordait par le dessus et faisait tourner par son poids. Ces roues de diamètres supérieurs à 3 m
nécessitaient des étangs d'accumulation et des biefs assez longs.
   
 

 

Ce genre d'installation sert à moudre, broyer toutes sortes de matières. Seulement, on généralise pour ne penser qu 'aux moulins à farine qui sont sans doute les plus anciens. Dans l'entité de Bièvre, on trouve aussi des moulins à huile (huileries ou tordoirs), des moulins à planches et des moulins à pierres (scieries).
                                                                  
Le moulin de Mitauge (Oizy) aurait été construit sur ordre du Duc de Bouillon pour les habitants de Oizy qui appartenaient au Duché de bouillon et ne pouvaient aller à Ruaumoulin (Duché de Luxembourg).

Isolé au sud-est du village, dans une clairière située au confluent des ruisseaux de Gros-Fays et des Wez, c'est un ensemble en U composé d'un moulin et de dépendances en schiste, construit en plusieurs phases au 19ème siècle et profondément réaménagé au 20ème siècle. Une roue est toujours visible sur le pignon gauche de la batisse.
               
                                 
Les itinéraires empruntés par les promenades balisées sont ponctués de repères très intéressants, fondus dans l'évolution historique du patrimoine de la région.

Le cheminement des marcheurs permet de mettre en valeur divers sites : l'église de Cornimont construite en style roman et qui possède un tableau "L'Adoration des Mages" très prisé des connaisseurs, le moulin de Gros-Fays construit il y a près de deux siècles, le "passage" du Pont de Bléchamp qui permet de franchir le ruisseau de Mitauge, qui descend vers le Moulin de Gros-Fays, les lavoirs et fontaines, les anciens moulins, ....

3° Il existe également un patrimoine plus "militaire" reflétant les moments douloureux de vécus par les habitants de Bièvre et ses villages durant les guerres 14/18 et 40/45 :

 
Monument du Maquis à Graide
   
Sans oublier les autres combats qui ont eu
lieu sur le territoire de Bièvre lors des deux guerres mondiales, celui qui se déroula le premier septembre 1944 dans le bois de Graide est resté gravé dans les mémoires.
A cet endroit a été érigée une stèle commémorative
==> Récit de cette journée difficile pour les maquisards.
     
      Monument franco-allemand
           
Ces trois monuments se trouvaient à différents endroits et étaients en mauvais état. C'est pourquoi, dans le courant du mois d'octobre 2004, de jeunes apprentis maçons de nationalité allemande ont restauré ces monuments en collaboration avec les services de l'Administration communale de Bièvre et ce, dans un souci de réconciliation => tous les détails de cette collaboration se trouvent dans l'article ci-joint
           



Cette année, le thème des Journées du Patrimoine est "Le Patrimoine Militaire", en cliquant sur le lien ci-après, vous obtiendrez toutes les infos concernant les activités prévues à cette occasion
par le Syndicat d'Initiative de Bièvre : programme
             

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