Petit-Fays

Situé sur les hauteurs, juste avant de descendre vers la Vallée de Semois, Petit-Fays est un petit village paisible qui compte encore 133 habitants.
Une salle des fêtes y a été inaugurée en 2000.

Historique

L’appellation la plus ancienne du village est celle que l’on prononce aujourd’hui encore en wallon : Lu Fayî. Cela vient sans doute du mot latin fagetum qui signifie « hêtre ». A l’emplacement actuel de la localité devait se trouver autrefois soit un hêtre, soit une hêtraie (ce qui est plus probable). Défriché, cet ensemble forestier n’en devait pas moins laisser son nom à une nouvelle agglomération.

On cite Petit-Fays sous les écritures suivantes : Fays, Fay et Le Fays du XVe au milieu du XVIIIe siècle. Mais on parle également de Fays devant Orchimont, et ce qui vaut la peine d’être considéré, Faijs aux mouches (1742), c’est-à-dire Faijs aux abeilles. En effet, Petit-Fays était jadis renommé pour sa production apicole. Les Fayôtès s’adonnaient en si grand nombre à l’élevage des abeilles (mouches à miel) qu’ils furent appelés « Mouchîs ».

Enfin, Edouard Gérard, dans son livre « Canton de Gedinne » 1932, prétend que c’est suite à la transformation dans le parler local de Grauelor Fahi en Gros-Fays (Graufays), que le Fays d’autrefois a reçu l’appellation de Petit-Fays.

Avant le XIII° siècle, Petit-Fays faisait partie intégrante de la seigneurie d’Orchimont et lorsque, vers 1230, Jacques d’Orchimont céda partie de Oizy avec d’autres endroits pour former la seigneurie de Gros-Fays au profit de l’évêque de Liège, Duc de Bouillon, la partie d’Oizy demeurée orchimontoise fut unie à Monceau et Petit-Fays et forma désormais la mairie d’ Oizy, à laquelle Petit-Fays appartint pendant tout l’ancien régime.

La Roche Mouselle, un lieu de refuge

La Roche Mouselle est davantage synonyme de refuge que de lieu de dévotion. Des légendes circulent quant à l’origine de ce site perdu dans la forêt. L’endroit constituant un abri naturel, on raconte que des réfractaires allèrent s’y cacher sous la Convention et le Premier Empire.

Lors de l’invasion allemande en 1914, 126 habitants de Monceau et Petit-Fays se sont enfuis sur des chariots, transportant enfants, malades et personnes âgées. Ils y restèrent plusieurs jours, le temps que des troupes de Uhlans quittent les villages. De leur cachette, ils ne pouvaient être inquiétés par les soldats du Kaiser qui se dirigeaient vers la France toute proche.

Madame Alice Martin se souvient de ce qui s’est passé le 23 août 1914, à l’aube de la Première Guerre mondiale.

Nous habitions le village de Monceau. Dès que l’on annonça l’arrivée imminente des envahisseurs dont on nous avait dit le plus grand mal, on nous a installés, nous les enfants, sur une charrette de M. Félicien Maldague. Son attelage, tiré par deux robustes chevaux ardennais, nous conduisit à la Roche Mouselle. Pendant ce temps, les combats avaient commencé.
Le 25 août à Petit-Fays, position toujours tenue par l’armée française, deux officiers s’étaient arrêtés à l’Hôtel de la Vallée. Ils avaient attaché leurs montures à proximité de l’église toute proche. Soudain, les Allemands entreprirent de pilonner cette position. Un obus éclata près de l’édifice religieux. Terrorisés, les deux chevaux brisèrent leurs liens et s’enfuirent à travers la campagne. La vie s’était organisée à la Roche Mouselle. Pendant que l’on préparait le repas du soir, les 40 enfants jouaient devant la grotte. M. Maldague inquiété par le bruit des obus qui éclataient dans les villages tout proches, sortit de l’abri et nous ordonna de rentrer au plus vite pour réciter le chapelet. A peine le dernier bambin eut-il quitté le chariot, que les deux chevaux des officiers français s’écrasèrent sur l’attelage. Ils avaient couru à travers champs et bois pour déboucher au-dessus de la Roche Moselle. Evidemment, l’invitation du mayeur à nous mettre à l’abri pour prier a été interprétée comme un signe du Ciel. Un miracle destiné à épargner les enfants qui jouaient là. Sans cela, c’est vrai, plusieurs d’entre-nous auraient perdu la vie…

De retour dans leurs foyers, les villageois promirent de construire une grotte mariale à la Roche Mouselle. La guerre prit fin, mais rien ne fut entrepris. Ce n’est qu’en 1940, que les habitants, qui avaient à nouveau trouvé refuge à cet endroit, jurèrent d’être fidèles à leur promesse. On entreprit donc l’aménagement de la grotte en 1942. Elle fut restaurée en 1998 par des bénévoles du Syndicat d’initiative et quelques personnes de Petit-Fays. Depuis cette date, une messe y est célébrée le dernier dimanche de septembre.

Petit-Fays aujourd'hui

A Petit-Fays aussi, il y a une implantation scolaire avec une classe unique en primaire et en maternelle; elle est située Rue du Tiernay 1.

Depuis quelques années, la salle Sainte-Barbe acceuille les festivités de la jeunesse : kermesse, festival rock ... et autres banquets privés  

Plus d'infos sur la location de la salle de village :

Une promenade vous emmènera vers la Roche Mouselle, dont l'historique est relaté ci-dessus, sur une distance de 6 km (balisage losange bleu, au départ de l'église).

Sources

(documents disponibles à la Bibliothèque Communale de Bièvre)

JAVAUX, Jean-Louis, TANGHE, Astrid. Petit-Fays. In Le Patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie. Arrondissement de Dinant. Volume 22, tome 1. Sprimont : Pierre Mardaga, 1996, p. 246-247.
LAMBOT, Jean-Pierre. L’histoire ancienne de Petit-Fays. Presse-Annonces, 31 décembre 1970.
SYNDICAT D’INITIATIVE DE BIEVRE. La Roche Mouselle : Petit-Fays.

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Webetic

L'Administration Communale de Bièvre vous invite à une séance Webetic qui aura lieu le mercredi 10 avril 2019 à 17h au Centre Culturel de Bièvre, rue de Bouillon 39 A.

 
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Nous vous prions de trouver, via ce lien, la note de politque générale du collège pour la mandature 2018-2024
Nous vous souhaitons une bonne lecture.

 

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Le 19 mars 2019 de 14h00 à 17h00

Cours-conversation de wallon de 14 à 17 h avec Mr Lucien Mahin au Centre culturel de Bièvre ( rue de Bouillon 39A à Bièvre)

Infos: 061 /51 11 65 - Mme Dorchymont Mady     mady.dorchimont@skynet.be

 
Le 21 mars 2019 à partir de 20h00

Jeudi 21 mars : Ciné-conférence au Centre culturel de Bièvre ( rue de Bouillon 39A):

20H00 :  " La guerre des graines", projection du documentaire de Stenka Quillet et Clément Monfort.

Info : 061/51 16 14 ou centreculturel-bievre.com

 
Le 23 mars 2019 à partir de 20h00

La Troupe Joyeuse de Graide vous convie le samedi 23 mars à sa nouvelle représentation "Pétard, ça déménage"

Où : Salle "Aimé Gérard" rue de Gedinne 11 à Graide. Bureau à 19h30 - ouverture du rideau à 20h00.

Info et réservations : J-P Dury (17h30 - 20h30) : 061/50 05 53  - dury.jeanpol@gmail.com

 
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